Un artiste aux multiples talents

 Le 15 septembre, Collex-Bossy accueillera le comédien Pierre Miserez pour son one-man show. Une soirée partagée entre comédie et humour. Rencontre avec le comédien, humoriste et artiste aux 1000 facettes.

Quel est votre parcours théâtral?
C’est une longue histoire, cela fait plus de 40 ans que je pratique ce métier! Je suis né à la Chaux-de-Fonds puis, souhaitant faire du théâtre, je suis venu étudier à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique (ESAD) à Genève. J’ai travaillé avec le clown Dimitri, un grand ami et un maître pour moi. Il m’a beaucoup appris. Bernard Haller compte également parmi mes exemples.
J’ai fait beaucoup de théâtre en Suisse Romande, mais ai également tourné à travers le reste de la Suisse, la France ou encore la Belgique. J’ai également fait de la télévision avec, par exemple, l’émission ça colle et c’est piquant.
J’ai fait une pause dans ma carrière il y a quelques années puis ai repris le théâtre avec plaisir. J’ai également commencé à l’enseigner. Une activité que je pratique encore aujourd’hui.

Des spectacles marquants dans votre carrière?
Ma participation à la Revue genevoise ainsi qu’aux spectacles Top Dogs et Les farces de Molière, ma participation au festival du Point-Virgule à Paris ou encore le spectacle bilingue Ei(n)fach Difficile! avec Güsti Pollak demeurent de très bons souvenirs pour moi. J’ai eu la chance de beaucoup jouer tout au long de ma carrière, j’ai l’impression que si je m’arrête, je ne vis plus!

N’est-ce pas trop dur de jongler entre différents styles ainsi que l’enseignement?
Selon les écoles anglaises et américaines, un comédien doit savoir tout faire. C’est la philosophie que je suis: j’ai fait du cirque, du mime, du jonglage, du monocycle, du cerceau, de la musique, j’apprends aussi des langues étrangères. J’apprécie de pouvoir utiliser ces aptitudes dans les spectacles. Si je joue en français et en allemand, je rêve de pouvoir jouer un jour un spectacle en anglais! Je peux toucher à tout et j’apprécie changer de registres, faire du théâtre, de l’enseignement, de la télévision, des one-man shows, des spectacles musicaux. S’il y a souvent des «clans» théâtraux, les gens ont généralement un peu de mal à me placer. J’aime penser que je suis un électron libre!

Comment se passe le travail sur vos one-man shows?
J’ai créé sept one-man shows. Ces derniers sont cependant très longs à préparer. Le texte s’écrit rapidement, mais il y a les acrobaties, les jonglages… Généralement, je m’isole et travaille seul à la conception de mes spectacles. Cela me prend environ deux ans. Je travaille souvent dans un local insonorisé pour essayer tous mes instruments puis j’écris finalement le spectacle.

Propos recueillis par Anastassia Issakova