{"id":4571,"date":"2014-12-02T15:08:50","date_gmt":"2014-12-02T15:08:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pierre-miserez.ch\/?p=4571"},"modified":"2014-12-22T19:54:33","modified_gmt":"2014-12-22T19:54:33","slug":"miserez-sen-excuserait-presque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pierre-miserez.ch\/?p=4571","title":{"rendered":"Miserez s&#8217;en excuserait presque!"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;EXPRESS &#8211; LE MAG<br \/>\n<\/strong><em>2 d\u00e9cembre 2014<\/em><\/p>\n<p><em><strong>RETOUR: L&#8217;humoriste pr\u00e9sente son nouveau one-man-show au th\u00e9\u00e2tre du Pommier.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Un renouveau. Une renaissance. C&#8217;est en ces termes que Pierre Miserez situe son dernier spectacle solo, qui d\u00e9barque en fin de semaine sur la sc\u00e8ne du Pommier \u00e0 Neuch\u00e2tel.<\/p>\n<p>En 2010, un gros p\u00e9pin de sant\u00e9 met, en effet, l&#8217;humoriste neuch\u00e2telois sur la touche. C&#8217;est en Valais qu&#8217;il reprend pied avec la Cie, la Swiss Comic Connection, puis sur la sc\u00e8ne du Cr\u00e8ve-Coeur, \u00e0 Gen\u00e8ve. <em>&#8220;J&#8217;y avais convi\u00e9 Cuche et Barbezat; nous avions chacun 45 minutes \u00e0 disposition. Comme ils ne venaient pas jouer le samedi, j&#8217;ai test\u00e9 un nouveau one-man-show&#8221;<\/em>, retrace Miserez, qui n&#8217;a pas h\u00e9rit\u00e9 \u00e0 faire la route de Gen\u00e8ve \u00e0 Yverdon pour nous en parler.<\/p>\n<p>Anne-Marie Yerli l&#8217;a aid\u00e9 \u00e0 se mettre en confiance, puis, appel\u00e9 en oeil ext\u00e9rieur, Jean-Luc Barbezat lui insuffla un grain de folie suppl\u00e9mentaire. Ce <em>spectacle, que j&#8217;ai intitul\u00e9 &#8220;Excusez-moi&#8221;, car on s&#8217;excuse souvent en Suisse, touche \u00e0 tous les domaines.&#8221;<\/em>\u00a0Tendre, fragile, moqueur, Miserez brocarde son pays, il parle de l&#8217;aigreur, de la jeunesse et de la vieillesse, de la mort. Bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 repousser l&#8217;\u00e9ch\u00e9ance, le troublions truffe ses num\u00e9ros d&#8217;acrobaties, de jongleries, d&#8217;instruments de musique. Tel Dimitri. Son ma\u00eetre. Tel un clown po\u00e9tique, mais d\u00e9jant\u00e9, toujours. <em>&#8220;Dans ce spectacle, on passe tr\u00e8s vite du rire \u00e0 l&#8217;\u00e9motion, je tenais beaucoup \u00e0 ces contrastes.&#8221;<\/em><\/p>\n<p><strong>Zone de turbulences<\/strong><\/p>\n<p>Il d\u00e9vide le fil de ces ann\u00e9es, contraste que c&#8217;est dans les moments de souffrance et de solitude que surgissent beaucoup d&#8217;id\u00e9es. L&#8217;artiste a d&#8217;ailleurs travers\u00e9 une autre zone de turbulences en 1990, lorsqu&#8217;une grave d\u00e9pression le jeta au tapis.<em> &#8220;J&#8217;avais jou\u00e9 non-stop pendant dix ans, je n&#8217;en pouvais plus.&#8221;<\/em> Miserez se reconstruit en faisant du th\u00e9\u00e2tre, notamment avec les metteurs en sc\u00e8ne Jean-Louis Hourdin et G\u00e9rard Demierre. Il s&#8217;embrigade dans les revues de Cuche et Barbezat, de Bouillon, et trouve, dans l&#8217;enseignement de son art, une parade financi\u00e8re aux al\u00e9as du m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Un oeil sur le r\u00e9troviseur, l&#8217;humoriste confie que les choses ne se sont pas pass\u00e9es telles qu&#8217;il l&#8217;aurait souhait\u00e9. <em>&#8220;A 30 ans, j&#8217;imaginais que le conna\u00eetrais la notori\u00e9t\u00e9 d&#8217;un Jamel Debouzze aujourd&#8217;hui. Mais \u00e0 force de s&#8217;acharner sur une porte, d&#8217;autres s&#8217;ouvrent dans notre dos. Jamais, par exemple, je n&#8217;aurais imagin\u00e9 pouvoir enseigner un jour, ni faire un spectacle en Suisse al\u00e9manique&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Un brin philosophe, Miserez a \u00e9galement appris \u00e0 prendre du recul, sur son lit d&#8217;h\u00f4pital. La vie, l&#8217;amiti\u00e9, les moments de solitude ont pris de l&#8217;importance pour cet homme plus ouvert, d\u00e9sormais, \u00e0 la dimension spirituelle de l&#8217;existence. Il est d\u00e9livr\u00e9 de l&#8217;obsession de la r\u00e9ussite, mais il n&#8217;envisage pas pour autant de raccrocher.<em> &#8220;Plus j&#8217;avance en \u00e2ge, plus j&#8217;ai besoin de cr\u00e9er et d&#8217;apprendre &#8211; je d\u00e9vore les livres en anglais et en allemand -, sans doute parce que je me pose toujours trop de questions&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Sur la liste de ses envies, cet artiste \u00a0\u00e0 fleur de peau inscrit le d\u00e9sir de tourner son spectacle le plus longtemps possible. <em>&#8220;Pendant plus d&#8217;une ann\u00e9e, je ne ferai que des petites salles, cela me convient bien.&#8221;<\/em> R\u00e9ceptif \u00e0 la d\u00e9tresse des gens rejet\u00e9s dans la marge, il r\u00eave, aussi, de donner des stages de th\u00e9\u00e2tre aux ch\u00f4meurs en fin de droit, aux prisonniers, aux personnes intern\u00e9es dans les asiles psychiatriques&#8230;<em> &#8220;J&#8217;ai fait ce type d&#8217;exp\u00e9rience \u00e0 La Joliette, \u00e0 Boudevilliers. Poursuivre dans cette voie-l\u00e0, j&#8217;y tiens beaucoup.&#8221;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Dominique Bosshard<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;EXPRESS &#8211; LE MAG 2 d\u00e9cembre 2014 RETOUR: L&#8217;humoriste pr\u00e9sente son nouveau one-man-show au th\u00e9\u00e2tre du Pommier. Un renouveau. Une renaissance. C&#8217;est en ces termes que Pierre Miserez situe son dernier spectacle solo, qui d\u00e9barque en fin de semaine sur la sc\u00e8ne du Pommier \u00e0 Neuch\u00e2tel. En 2010, un gros p\u00e9pin de sant\u00e9 met, en effet, l&#8217;humoriste neuch\u00e2telois sur la touche. C&#8217;est en Valais qu&#8217;il reprend pied avec la Cie, la Swiss Comic Connection, puis sur la sc\u00e8ne du Cr\u00e8ve-Coeur, \u00e0 Gen\u00e8ve. &#8220;J&#8217;y avais convi\u00e9 Cuche et Barbezat; nous avions chacun 45 minutes \u00e0 disposition. Comme ils ne venaient pas jouer le samedi, j&#8217;ai test\u00e9 un nouveau one-man-show&#8221;, retrace Miserez, qui n&#8217;a pas h\u00e9rit\u00e9 \u00e0 faire la route de Gen\u00e8ve \u00e0 Yverdon pour nous en parler. Anne-Marie Yerli l&#8217;a aid\u00e9 \u00e0 se mettre en confiance, puis, appel\u00e9 en oeil ext\u00e9rieur, Jean-Luc Barbezat lui insuffla un grain de folie suppl\u00e9mentaire. Ce spectacle, que j&#8217;ai intitul\u00e9 &#8220;Excusez-moi&#8221;, car on s&#8217;excuse souvent en Suisse, touche \u00e0 tous les domaines.&#8221;\u00a0Tendre, fragile, moqueur, Miserez brocarde son pays, il parle de l&#8217;aigreur, de la jeunesse et de la vieillesse, de la mort. Bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 repousser l&#8217;\u00e9ch\u00e9ance, le troublions truffe ses num\u00e9ros d&#8217;acrobaties, de jongleries, d&#8217;instruments de musique. Tel Dimitri. Son ma\u00eetre. Tel un clown po\u00e9tique, mais d\u00e9jant\u00e9, toujours. &#8220;Dans ce spectacle, on passe tr\u00e8s vite du rire \u00e0 l&#8217;\u00e9motion, je tenais beaucoup \u00e0 ces contrastes.&#8221; Zone de turbulences Il d\u00e9vide le fil de ces ann\u00e9es, contraste que c&#8217;est dans les moments de souffrance et de solitude que surgissent beaucoup d&#8217;id\u00e9es. L&#8217;artiste a d&#8217;ailleurs travers\u00e9 une autre zone de turbulences en 1990, lorsqu&#8217;une grave d\u00e9pression le jeta au tapis. &#8220;J&#8217;avais jou\u00e9 non-stop pendant dix ans, je n&#8217;en pouvais plus.&#8221; Miserez se reconstruit en faisant du th\u00e9\u00e2tre, notamment avec les metteurs en sc\u00e8ne Jean-Louis Hourdin et G\u00e9rard Demierre. Il s&#8217;embrigade dans les revues de Cuche et Barbezat, de Bouillon, et trouve, dans l&#8217;enseignement de son art, une parade financi\u00e8re aux al\u00e9as du m\u00e9tier. Un oeil sur le r\u00e9troviseur, l&#8217;humoriste confie que les choses ne se sont pas pass\u00e9es telles qu&#8217;il l&#8217;aurait souhait\u00e9. &#8220;A 30 ans, j&#8217;imaginais que le conna\u00eetrais la notori\u00e9t\u00e9 d&#8217;un Jamel Debouzze aujourd&#8217;hui. Mais \u00e0 force de s&#8217;acharner sur une porte, d&#8217;autres s&#8217;ouvrent dans notre dos. Jamais, par exemple, je n&#8217;aurais imagin\u00e9 pouvoir enseigner un jour, ni faire un spectacle en Suisse al\u00e9manique&#8221;. Un brin philosophe, Miserez a \u00e9galement appris \u00e0 prendre du recul, sur son lit d&#8217;h\u00f4pital. La vie, l&#8217;amiti\u00e9, les moments de solitude ont pris de l&#8217;importance pour cet homme plus ouvert, d\u00e9sormais, \u00e0 la dimension spirituelle de l&#8217;existence. 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