{"id":4219,"date":"1989-05-05T15:57:25","date_gmt":"1989-05-05T15:57:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pierre-miserez.ch\/?p=4219"},"modified":"2013-12-16T16:20:09","modified_gmt":"2013-12-16T16:20:09","slug":"miserez-change-de-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pierre-miserez.ch\/?p=4219","title":{"rendered":"Miserez change de ligne"},"content":{"rendered":"<p>Un soir de janvier dans une salle lausannoise. Une petite salle pr\u00e8s d&#8217;une petite place, pas loin d&#8217;un grand parking et d&#8217;un grand mus\u00e9e. Une cohabitation mal ais\u00e9e. Ce soir-l\u00e0 l&#8217;affiche porte en lettre grasses: La main tendue ne r\u00e9ponde plus! Grave. Une institution en p\u00e9ril? Pas vraiment. Enfin si l&#8217;on consid\u00e8re, un artiste, de plus comique de son \u00e9tat, comme possible m\u00e9taphore d&#8217;une institution, alors l&#8217;alarme doit \u00eatre donn\u00e9e. L&#8217;\u00e9tat d&#8217;alerte peut \u00eatre d\u00e9clench\u00e9. Pourquoi tant de catastrophisme, me direz-vous? C&#8217;est que l&#8217;artiste Pierre Miserez d\u00e9clare sans ambages et \u00e0 qui veut l&#8217;entendre qu&#8217;il n&#8217;\u00e0 plus d&#8217;id\u00e9es! Alors tirons le rideau et allons boire un verre. Non. Attendez! Maintenant que vous avez pris votre billets vous \u00eates cuit et moi avec. Va falloir aller au charbon et plus vite que \u00e7a.<br \/>\nPar fragments, d&#8217;un \u00e9tat d&#8217;\u00e2me \u00e0 un autre, l&#8217;homme-artiste Miserez d\u00e9cortique le temps pass\u00e9, le temps pr\u00e9sent. Ce temps pass\u00e9 a rire et \u00e0 faire rire, alors que peut-\u00eatre l&#8217;heure est grave. Pourtant il faut faire rire, nous sommes venus pour cela, et chaque rire est une minute gagn\u00e9e. Mais sur quoi?<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em><strong>J.-P.W.<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">&#8221; Le public s&#8217;est attch\u00e9 aux salopettes de Coluche, au chapeau et \u00e0 la canne de Chaplin. En neuf ans de carri\u00e8re, il s&#8217;est aussi fix\u00e9 sur le grand manteau de Miserez, poursuit-il, moi, je l&#8217;enl\u00e8ve pour aller plus loin.&#8221;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Ariane Racine,<\/strong><br \/>\n<em>L&#8217;HEBDO, 5 mai 1989<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un soir de janvier dans une salle lausannoise. Une petite salle pr\u00e8s d&#8217;une petite place, pas loin d&#8217;un grand parking et d&#8217;un grand mus\u00e9e. Une cohabitation mal ais\u00e9e. Ce soir-l\u00e0 l&#8217;affiche porte en lettre grasses: La main tendue ne r\u00e9ponde plus! Grave. Une institution en p\u00e9ril? Pas vraiment. 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